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Un phénomène quasiment tabou dans notre pays
Enquête sur les erreurs médicales
Par :Wahiba Labrèche |
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En l’absence de statistiques officielles, des milliers de plaintes pour erreurs médicales sont déposées chaque année, seule une centaine a été jugée recevable par le Conseil de déontologie. Les erreurs sont plus fréquentes dans les services de gynécologie, de chirurgie et de réanimation. Le principe de déontologie médicale qui veut que
Si nos médecins réussissent des exploits, en revanche beaucoup d’erreurs, pour ne pas dire de fautes, sont commises. Où commence et où se termine la responsabilité médicale ? Quels sont les droits du malade et à quelle prise en charge peut-il prétendre ? Car dans les établissements, publics et privés, un silence total entoure les fautes commises. À l’heure de la réforme hospitalière, les erreurs médicales sont toujours un sujet tabou en Algérie.
Ignorance, fatalisme et absence de preuves… que faire ?
Les services de gynécologie, de chirurgie et de réanimation les plus concernés
Esprit de corporation… à quel prix ?
W. L.
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URGENCES MÉDICALES
Les défaillances matérielles se multiplient
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Une vieille dame de 72 ans , hospitalisée le 21 septembre dernier à l’hôpital de Bologhine (Baïnem), dans un état comateux, est décédée 9 jours après dans le service de réanimation sans même avoir fait de scanner. Celui-ci avait été demandé le jour de son hospitalisation par le médecin de service. Faute d’ambulance médicalisée pour la transférer au CHU de Bab El-Oued, la patiente n’a pu passer son scanner les jours suivants. Ni l’ambulance de l’hôpital, ni celle du Samu n’étaient équipées pour l’évacuer à Bab El-Oued. Sa famille est choquée par ces défaillances matérielles criardes pour la prise en charge des urgences médicales notamment pendant les week-ends.
PUDZO : (ELAH YERHAMHA, et inchalah ca va changer un jour, en attendant GODDO, essayer de ne pas etre malade en Algérie)
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Pour avoir avalé de travers un débris d’os au cours d’un repas, Ahmed B., un père de famille de 58 ans, continue, quatre mois après, à prendre son mal en patience pour reprendre son train de vie normale. Reçu juste après l’incident par une structure hospitalière à Maâtkas, le patient est orienté, en raison du manque de matériel adéquat, vers le CHU Mustapha-Pacha d’Alger. Là aussi, il sera refoulé pour les mêmes raisons. C’est alors qu’il se rend à l’hôpital de Kouba. Ici, on lui prescrit un traitement… sans effet. Orienté d’un hôpital à un autre, ce patient mal en point, un retraité de force (avec une pension de 4 000 dinars), sollicite les âmes charitables pour une prise en charge à la mesure de son mal.
ELAH I3AOUNEK, T'es tombé dans le mauvais bled, meme le plus grand du pays, ne peux rien te faire
HÔPITAL DE TAHER DE JIJEL Le cauchemar d’une émigrée
Une Algérienne résidant avec sa famille en Arabie Saoudite, venue en Algérie pour passer des vacances avec les siens dans la ville de Taher (Jijel), n’en revient pas après ce qu’elle a vécu à l’hôpital de cette localité.
Sa fille ayant été victime d’un malaise dans la nuit, elle a dû l’évacuer en urgence. Au lieu de s’occuper d’elle, cette dame a passé la nuit à faire la guerre aux cafards et aux rats. “C’était horrible ! À la tombée de la nuit obscure et paisible, je les voyais partout défiler en files interminables ; partout ils circulaient de long en large, de haut en bas, dans les couloirs, les douches, les toilettes”, raconte cette dame qui ne cache pas son dépit “pour l’Algérie que nous aimons”.
Cependant la dame en question n’a pas tari d’éloges à l’endroit du personnel médical “pour sa conscience professionnelle et son habileté”.
Donc si je comprend bien, ni les medecins de cette hopital qui sont d’un certain niveau ni aucun administrateur n’a osé prendre des mesures draconienne contre ses maudits caffart et autre créature
Mardi, 22 août 2006. Il est 12h. C’est le repas du déjeuner. Deux employées arrivent avec les cantines directement de la cuisine centrale. Le professeur Redjimi, chef du service cardiologie à l’hôpital Nafissa-Hamoud à Hussein-Dey, demande aux deux femmes de lui montrer le menu du jour. En entrée, les malades auront droit à des carottes et des betteraves râpées. En plat de résistance, ils auront, selon leur régime, un ragoût de carottes et des petits pois cassés avec de la viande, ou de la viande avec des poivrons grillés. “Vous voyez, nous ne vous attendions pas. Les repas apportés par la famille sont désormais interdits dans mon service et dans tout l’hôpital Nafissa-Hamoud”, déclare l’ex-ministre en tenue d’été car il était en réalité en train d’inspecter l’état d’avancement des travaux dans les autres ailes de son service. Pour le moment, seul le service hommes, où les travaux sont achevés, est opérationnel. Les patients se mettent à table aussitôt le repas servi. Bien entendu, tous ne semblent pas apprécier la qualité des repas servis. “Ce n’est pas comme les repas de chez moi. Mais que voulez-vous, je n’ai pas le choix”, se plaint un malade. “Justement un malade ne doit pas se fatiguer en mangeant. Dans certains cas, trop manger peut s’avérer fatal pour certains, notamment les cardiaques. Nous servons dans mon service des repas diététiques selon le régime de chaque cas. Laisser les parents introduire la nourriture aux malades, c’est faire courir un risque aux patients hospitalisés. Les parents introduisent, en effet, sans distinction des aliments nocifs car contenant du sel ou du sucre pour des malades qui ne doivent pas en consommer”, ajoute le professeur Redjimi. “Aucune nourriture ou literie provenant de l’extérieur n’est tolérée dans tout l’hôpital”, affirme le Dr Chabani.
À l’hôpital Mustapha-Pacha, ce sont les visiteurs qui se plaignent de la mesure leur interdisant d’introduire des aliments à leurs proches. “Que dira mon frère quand je viens le voir les mains vides ?” se plaint un visiteur qui a dissimulé des victuailles au fond d’un panier. “J’ai déposé au dessus de la marmite des effets vestimentaires pour pouvoir passer devant les gardiens”, explique-t-il. Au service de chirurgie générale A occupant un espace d’un autre service, à savoir la chirurgie B, quelques malades se reposent dans des lits déglingués. “Ce n’est que provisoire, il faut visiter notre service maintenant qu’il est rénové. Dans quelques jours, nous allons nous installer dans notre vrai service, et croyez-moi nous avons de quoi être fiers. Tous les équipements sont neufs. Ce service sera alors en chantier pour être rénové à son tour”, affirme un infirmier. Ce dernier n’oublie pas de rappeler que trois femmes viennent d’être recrutées pour s’occuper du seul volet hôtellerie. Au service pédiatrie, les enfants malades n’oublient pas leur passe-temps favori : le jeu. À notre arrivée, plusieurs d’entre eux sont en train de jouer dans leurs chambres ou de courir dans les couloirs. Là aussi les lits sont en piteux état, mais nous a-t-on affirmé, “ce service sera bientôt retapé lui aussi”. Eu égard à la spécificité de ce service, la nourriture venant de l’extérieur est tolérée lorsqu’elle est destinée aux mamans accompagnant leurs enfants. Quant aux draps, seuls ceux de l’hôpital sont autorisés. Nous croisons à la sortie du service de chirurgie générale à l’hôpital Maillot de Bab El-Oued un citoyen portant à bout de bras plusieurs sacs. “Je viens pour faire sortir mon père. Ce sont là ses effets vestimentaires et ses affaires personnelles. Les parents ne sont plus autorisés à introduire de la nourriture dans ce service”, explique-t-il. La mesure semble respectée dans ces trois hôpitaux ; pourtant les parents estiment qu’il s’agit là d’une décision qui n’arrangerait pas les patients. Ces derniers affirment manger à leur faim, quand bien même la qualité gastronomique laisserait à désirer